Accueil du chabbat & Prières du chabbat

> Accueil du chabbat

1. Les Anciens ont institué la coutume de lire intégralement le Cantique des Cantiques chaque veille de chabbat. Il faut veiller à ne pas s’interrompre au milieu de cette lecture, afin de ne pas déformer ou dénaturer (à Dieu ne plaise) le sens mystique qui y est contenu. On est néanmoins tenu de répondre aux Amen ainsi qu’aux diverses répliques de la prière.

> Saint des Saints

- Dix cantiques furent chantés dans ce monde, et le Cantique des Cantiques les surpasse tous. Rien au monde ne peut égaler le jour où le Cantique des Cantiques fut donné au peuple juif, car tous les Hagiographes sont saints, et le Cantique des Cantiques est Saint des Saints.> Pourquoi la veille de chabbat?

- Il fut institué de lire le Cantique des Cantiques le vendredi soir, parce qu’il fait référence au lien qui unit le peuple d’Israël à Dieu, à l’image d’une femme qui se languit de son mari bien-aimé. Le saint jour du chabbat lie également le peuple d’Israël à leur Père aux Cieux. C’est pourquoi, l’usage a été établi de lire ce cantique le chabbat, afin de renforcer la proximité [entre Dieu et Son peule]. La lecture du Cantique des Cantiques est une ségoula pour le pardon des fautes et le sincère repentir.

2. L’usage répandu dans la plupart des communautés est de lire le Cantique des Cantiques avant le “Mizmor lédavid” et le “Lékha dodi.” Cependant, si l’heure du coucher du soleil approche, il faut réciter le passage “Bo-i kala etc.” avant de lire le Cantique des Cantiques, afin de recevoir la sainteté du chabbat avant le coucher du soleil.

3. Lors de l’accueil du chabbat, il faut se tenir avec crainte et respect, comme on se tiendrait devant un roi. Il faut faire face àforcer de les réciter les yeux fermés, car cela est important selon la Kabbalah. On pensera alors à recevoir la sainteté du chabbat.

> Celui qui se trompe dans les prières du chabbat

4. Lors de la ‘Amida du chabbat, si au lieu de mentionner la bénédiction du “chabbat Atta qiddachta”, on a commencé à réciter “Atta ’honène” comme un jour de la semaine, on doit terminer la bénédiction dans laquelle on se trouve, puis revenir à la ‘Amida de chabbat. Cependant, si on se reprend après avoir commencé la bénédiction de “Retsé”, on doit s’interrompre immédiatement et revenir à la bénédiction de chabbat pour continuer ensuite à partir de “Retsé.” Si on remarque son erreur après avoir conclu le dernier “yihyou lératsone (avant “’Ossé chalome”), on doit recommencer la ‘Amida depuis son début.

5. Tout ce qui a été mentionné précédemment est valable pour les prières de ‘Arvit, Cha’harite et Min’ha. Par contre, pour la prière de Moussaf, on doit s’interrompre immédiatement et revenir à “Tikanta chabbat”.

6. Lors de la prière de chabbat, il faut veiller à prier dans le siddour, afin de ne pas se tromper et commencer “Atta ’honène par inadvertance, car ce n’est pas de bonne augure.

7. Celui qui s’est trompé et a interverti les prières du chabbat, en récitant ‘Arvit de chabbat au lieu de Min’ha par exemple”, ou “Cha’harite au lieu de ‘Arvit, est acquitté et ne doit pas recommencer.

8. Certains disent que la prière de Moussaf diffère à ce propos des autres prières ; celui qui a prié Moussaf à la place d’une autre prière, ou à l’inverse une autre prière à la place du Moussaf, n’est pas quitte, et doit prier de nouveau la prière adéquate. Mais l’avis retenu est de ne pas recommencer, suivant la règle énonçant que dans le doute quant à la nécessité de réciter une bénédiction, on doit s’abstenir. Cependant, si on prie avec la communauté, on devra écouter en entier la répétition de la ‘Amida de l’officiant, et penser à s’en acquitter. (Dans ce cas, on ne répondra pas “Baroukh hou ouvaroukh chémo”, mais simplement Amen et la kedoucha. On s’efforcera alors d’écouter attentivement chaque mot prononcé par l’officiant). 

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