Bénédictions liées à la vue & Prières diverses

> Bénédiction sur l’éclair et le tonnerre

1. Celui qui voit un éclair doit réciter la bénédiction suivante: “Baroukh […] ’ossé ma’assé béréchite” (Béni Tu es Hachem […]qui réalise l’œuvre de sa création) ou indifféremment “Baroukh […] chéko’ho ougvourato malé ’olame” (Béni Tu es Hachem […] dont la force et la puissance remplissent l’univers). Nos Sages nous ont en effet laissé le choix entre ces deux bénédictions.

2. Celui qui entend le tonnerre doit réciter “Baroukh […] chéko’ho ougvourato malé ’olame”.

3. On doit réciter la bénédiction immédiatement après avoir vu l’éclair ; si deux secondes et demi (le temps de dire en hébreu “chalome ’alékha Rabbi”) se sont écoulées depuis l’apparition de l’éclair, on ne pourra plus réciter la bénédiction, jusqu’à apparition d’un autre éclair. Cette loi s’applique également pour le tonnerre.

4. Si on voit l’éclair et entend le tonnerre simultanément, on récitera une seule bénédiction pour les deux. S’il y a eu un bref intervalle entre l’éclair et le tonnerre et que le tonnerre s’est fait entendre pendant qu’on récitait la bénédiction sur l’éclair, certains disent que l’on doit réciter une nouvelle fois la bénédiction pour le tonnerre ; d’autres sont d’avis contraire. Il faudra donc s’abstenir de refaire la bénédiction en raison du doute. Telle est d’ailleurs la coutume répandue, de bénir sur l’éclair en pensant à acquitter le tonnerre à venir, et ne pas refaire de bénédiction pour le tonnerre.

5. S’il y a eu un laps de temps important entre l’éclair et le tonnerre, de telle sorte qu’après avoir récité la bénédiction sur l’éclair, se sont écoulées deux secondes et demi ou plus avant que le tonnerre n’ait retenti, la bénédiction que l’on a prononcée sur l’éclair n’englobe pas le tonnerre selon tous les avis, et il faut réciter à nouveau la bénédiction sur le tonnerre.

6. De la même manière, si une personne a entendu uniquement le tonnerre sans voir d’éclair et a récité la bénédiction, puis après un certain temps (plus de deux secondes et demi) aperçoit un éclair, tous les décisionnaires s’accordent à dire qu’elle devra réciter la bénédiction sur l’éclair. En effet, le principe général est qu’une bénédiction acquitte uniquement ce qu’on a vu ou entendu juste avant ou juste après l’avoir récitée.

7. Quand on récite une seule bénédiction pour l’éclair et le tonnerre à la fois (comme mentionné au paragraphe 4), certains ont l’habitude de réciter la bénédiction de “’ossé ma’assé béréchite”, et d’autres ont plutôt coutume de réciter “chéko’ho ougvourato malé ’olame” ; tel est l’usage à Djerba.

8. Après avoir récité la bénédiction sur un éclair, on n’est plus autorisé à la réciter à nouveau sur les éclairs qui suivent, car ils sont tous acquittés par la première bénédiction. Si notre attention s’est entièrement détournée de l’orage, par exemple si les nuages se sont dispersés et que le soleil est apparu, de telle sorte qu’on a alors pensé qu’il ne pleuvra plus, puis l’orage est revenu, on récitera une nouvelle bénédiction sur le prochain éclair que l’on verra. De même, si on est parti dormir pour la nuit, on doit réciter une nouvelle bénédiction sur l’éclair que l’on verra au réveil même si l’orage s’est poursuivi toute la nuit sans interruption, car le sommeil nocturne constitue une interruption. Cette règle est valable pour le tonnerre également.

> Bénédiction sur l’arc-en-ciel

9. Celui qui aperçoit un arc-en-ciel récite la bénédiction suivante: “Baroukh […] zokhère habbérite, néémane bivrito véqayame bémaamaro” (Béni Tu es” Hachem” […] qui te souviens de l’Alliance, y restes fidèle et accomplis Ta promesse). Il faut cependant savoir qu’il est interdit de contempler attentivement un arc-en-ciel, on se conténir.

10. Celui qui voit un arc-en-ciel peut le faire savoir à une autre personne, afin qu’elle puisse elle aussi réciter la bénédiction. Cela n’est pas considéré comme rapporter une chose négative.

> A la vue d’une église, une mosquée, ou de tombes de non-juifs

11. Celui qui voit une idole ou un lieu où est pratiquée l’idolâtrie (comme une église), doit réciter la bénédiction suivante: “Baroukh chénatane orekh appayime lé’ovré rétsono” (Béni soit Celui qui fait preuve de longanimité envers ceux qui enfreignent Sa volonté). On ne mentionnera pas le nom de Dieu, mais il convient toutefois de le penser mentalement.

12. Celui qui voit un endroit en Israël qui a servi autrefois à un culte idolâtre récite la bénédiction: “Baroukh […] ché’aqar ’avoda zara méartsénou” [en dehors d’Israël on conclut: “méhammaqome hazzé”] (Béni Tu es” Hachem” […] qui as éradiqué l’idolâtrie de notre pays [en diaspora: de cet endroit]). Et l’on ajoute ensuite cette requête: “Kéchème etc.” (De même que Tu l’as éradiqué de cet endroit, veuille l’éradiquer de chaque endroit, et ramèà Ton service). On ne peut réciter cette bénédiction sur un même endroit qu’une fois tous les trente jours.

13. Celui qui voit une mosquée ou un bâtiment appartenant aux non-juifs dans lequel ils se réunissent pour juger ou délibérer doit s’exclamer: “Bèt guéïme etc.” (Que l’Eternel démolisse la maison des orgueilleux). Si on le voit en ruines, on dit: “El néqamote etc.” (Dieu des vindictes est l’Eternel, Dieu des vindictes, apparais!).

14. Celui qui voit des tombes de non-juifs doit dire: “Bocha immékhème etc.” (Qu’elle éprouve beaucoup de honte, votre mère, blêmisse, celle qui vous a donné le jour. Telle est le sort des nations: abandon, ruine et solitude.).

Pour la bénédiction à réciter à la vue de tombeaux juifs, se référer au chapitre 51.

> Prières Diverses

15. Celui qui voyage hors de la ville (ou qui prend l’avion) pendant une durée d’au moins soixante-douze minutes, doit réciter la “Téfilate haddérekh” (Prière du voyage) en mentionnant le nom de Dieu dans la conclusion. Cependant, si on tRaverse sur la route des zones habitées (ce qui est fréquent), notre coutume est de conclure sans mentionner le nom de Dieu ; toutefois, l’avis de notre maître le Richone létsiyone Rav ‘Ovadia Yossef dans ce cas est de conclure en mentionnant le nom de Dieu.

16. Celui qui doit subir une opération chirurgicale ou toute autre intervention médicale importante, récitera auparavant cette prière: “Yéhi ratsone etc. [Les mots” "rofé ’hinname" (médecin bénévole) ont en hébreu la même valeur numérique que le mot “Chékhina” – la Présence Divine.] Après que l’intervention se soit achevée aves succès, on dira “Baroukh rofé ’holime” (Béni soit Celui qui guérit les malades), sans mention du nom de Dieu.

>>Prier de façon préventive

Tout homme doit toujours prier et supplier pour l’avenir, en implorant la miséricorde divine, et dispenser des remerciements pour le passé. Il remerciera Dieu et le louera de son mieux ; et tout celui qui multiplie les remerciements et louanges à Dieu est digne d’éloges.

> Hatavate ’halome – conjuration d’un mauvais rêve

17. Si une personne a fait un rêve et en est tourmenté, même si ce rêve n’est pas nécessairement mauvais, demandera à trois de ses amis de lui faire une “hatavate ’halome”. Il vaut mieux la faire selon la version de notre maître Rabbi ’Haïm Vital, d’après l’enseignement de notre maître le Ari zal (ce texte figure dans le “siddour Ich Maslia’h”).

18. Si un ami nous demande de lui faire une “hatavate ’halome”, on s’empressera de la faire, car on accomplit par là une mitsva en l’apaisant.

19. La “hatavate ’halome” peut se faire même le chabbat. Celui à qui il est difficile de la faire pourra dire pendant la “Birkate kohannime”: “Ribbono chèl ’olame etc.” (Maître du monde, je T’appartiens et mes rêves T’appartiennent etc.). Puis le samedi soir il donnera dix-huit pièces à la charité, et ne devra plus s’en soucier davantage.

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