La circoncision (brit milah) & Le rachat du premier-né

> La circoncision

>> Valeur de la mitsva.Grande est la mitsva de la circoncision, qui a été scellée par treize alliances, et qui est grandement précieuse aux yeux de Dieu. Toutes les créatures du monde, aussi bien hommes qu’animaux, bêtes sauvages, oiseaux et reptiles, toutes craignent le membre du peuple d’Israël, qui est circoncis (extrait du Midrache).

1. L’usage est de préparer une chaise en l’honneur de “Eliyahou Hannavi” (le prophète Elie), qui est surnommé "l’ange de la circoncision". On dira explicitement que cette chaise lui est réservée. Cette chaise sera en plus de celle où s’assoit le Sandaq, comme il est explicite dans le “Zohar: “on doit préparer un autre” siège en son honneur, et déclarer "ceci est la chaise “d’Eliyahou Hannavi” ; sinon, “Eliyahou” n’est pas présent à la cérémonie". On a l’habitude de recouvrir cette chaise d’un beau tissu.

2. Notre coutume est d’amener des braises incandescentes lors de la circoncision, et d’y déposer des herbes odorantes. Ceci d’après le livre “Or’hote ’Hayyime” qui écrit: "L’usage est d’apporter une pelletée de braises là où se fait la circoncision, et ce même en été, d’après ce que rapporte le “Midrache Rabba”: Lorsque notre Patriarche Avraham eut circoncis les membres de sa maison, tous les prépuces ont formé un tas ; lorsque le soleil a tapé sur eux, ils se sont décomposés. L’odeur est alors montée jusqu’au Saint béni soit-Il, qui l’a reçue comme un encens et un sacrifice. Dieu déclara alors: "Si Mes fils viennent à fauter, Je M’emplirai de miséricorde à leur égard".

3. Avant que le père ne remette le bébé au Mohel, il est bon qu’il récite la prière instituée par notre maître le “’Hida” dans son ouvrage “Sansane léyaïr” (et rapportée dans nos siddourim). Après la circoncision, l’assemblée bénit le père du bébé: “Kéchème etc.” (Comme vous l’avez fait entrer dans l’alliance de la circoncision, que vous ayez de même le mérite de le faire grandir jusqu’au mariage dans la Torah, les mitsvot et les bonnes actions). Si l’assemblée est dans la détresse, on récitera les Treize attributs avec concentration entre la circoncision et la “péri’a” (retournement de la peau), et verra une grande délivrance. Toutefois, on ne les récitera pas le chabbat et les jours de fêtes.

> Le rachat du premier-né

4. Une mitsva positive de la Torah incombe à tout père (s’il n’est ni Cohen ni Lévi), de racheter son fils qui est premier-né de la mère (qui, elle aussi, ne doit être ni Cohen ni Lévi d’origine), contre la somme de cinq “Séla’ime”, qui correspond à quatre-vingt-seize grammes d’argent pur. (L’usage en Israël est d’arrondir à cent grammes, ou encore de donner cent un grammes pour obtenir la valeur numérique du nom de l’ange “Mikhaèl”). Un fils qui n’a pas été racheté par son père étant petit doit se racheter lui-même quand il aura grandi.

5. On doit faire le rachat du premier-né la journée (ou la veille au soir) du trente-et-unième jour, à compter du jour de la naissance. (Il n’est pas nécessaire d’attendre que se soient écoulées exactement une lunaison – 29 jours 12 heures et 793”’halaqime “– depuis l’instant de la naissance). Si cela tombe un jour de chabbat ou de fête, on le repoussera au lendemain.

6. Après le rachat, le Cohen récite la bénédiction de “boré péri haguafène” sur une coupe de vin, puis récite la bénédiction sur des “béssamime” (herbes odorantes). Ensuite, il récite la bénédiction “Achère qiddèche ’oubbar etc.” (Qui a sanctifié l’embryon depuis le ventre de sa mère etc.), sans y mentionner le nom de Dieu. Enfin le Cohen place sa main sur la tête du bébé et le bénit de la bénédiction des “Kohannime”.

>> Rachète-nous de parmi les Nations!

- Lorsqu’un père rachète son fils, la miséricorde de notre Père qui est aux cieux s’éveille pour délivrer le peuple d’Israël. L’Assemblée d’Israël s’exclame devant Dieu: Tu nous as appelés "Mon fils, Mon aîné, Israël". Nous sommes Tes enfants et Tu es notre Père. Or un père a cinq obligations à remplir envers son fils, l’une d’entre elles étant de le racheter. Délivre-nous donc d’entre les Nations!

- Une histoire est racontée à propos d’un jeune homme qui était à l’article de la mort, et qui criait: "Rachetez-moi, rachetez-moi!", et personne ne comprenait ce qu’il voulait dire par cela. Un homme sage présent s’enquit: "est-ce un aîné?" ; la réponse fut affirmative. Il leur dit alors de le racheter et il se rétablira. On donna à un Cohen les cinq pièces, et le jeune homme vécut vingt-cinq ans de plus. 

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