Lois relatives à moride haguéchème, Barekh ’alénou et Ya’alé véyavo.

> Mention de la rosée et de la pluie dans la bénédiction de « mé’hayé hammétime »

1. En été, la pluie est malsaine pour le monde ; c’est un signe de malédiction. C’est pourquoi, si on se trompe et qu’on dit “moride haguéchème” en été, on doit se reprendre et corriger son erreur.

Comment se reprend-on?

2. Tant qu’on n’a pas conclu la bénédiction de “mé’hayé hammétime”, on reprend la bénédiction à son début (“Atta guibor”). Si on a déjà mentionné “Baroukh atta A-donaï” sans avoir conclu “mé’hayé hammétime”, on dira “lammédéni ’houkékha” (afin de ne pas prononcer une bénédiction en vain) et on reprend depuis “Atta guibor”.

3. Si on se rend compte de son erreur après avoir conclu “mé’hayé hammétime”, on doit reprendre toute la ‘Amida depuis le début, même si on n’a pas encore commencé “Atta Qadoche”, puisque les trois premières bénédictions sont considérées comme une seule entité. Il ne sera toutefois pas nécessaire de dire à nouveau le verset: “A-donaï séfataï tifta’h".

4. Celui qui n’est pas sûr d’avoir mentionné “moride hattal” doit recommencer la ‘Amida s’il se trouve dans les trente jours qui suivent le premier jour de Péssa’h, puisqu’on présume qu’il a dit “moride haguéchème” par habitude. Mais, passé ce délai de trente jours, on estime que la personne s’est déjà habituée à réciter “moride hattal” et l’a certainement dit à présent. De même, si le premier jour de Péssa’h (ou un autre jour), on prend le soin de répéter 90 fois “mé’hayé métime atta, Rav léhochiya’, moride hattal” (comme le nombre de fois que l’on mentionne “moride hattal” durant trente jours de prières journalières), on considère que l’habitude est déjà prise et on ne recommence pas en cas de doute. C’est pourquoi, cette récitation de 90 fois est vivement conseillée.

5. La rosée est une bénédiction pour le monde quelle que soit la saison. C’est pourquoi, celui qui, par erreur, a dit “moride hattal “au lieu de dire “moride haguéchème” après “Chémini Atséret”, ne doit pas recommencer. En effet, la mention de la rosée étant une louange, on ne déroge pas à l’institution de nos sages de louer Dieu. Cependant, si on n’a pas encore conclu la bénédiction en disant “baroukh atta A-donaï”, on intercalera “moride haguéchème “là où l’on se trouve. [Nous verrons plus loin que la règle diffère pour “Barekh ’alénou” ; celui qui a dit “Barkhénou” au lieu de “Barekh ’alénou” devra recommencer, car nos Sages ont institué ce passage en tant que demande et non louange à Dieu.]

> Demander la rosée dans la bénédiction des années

6. La neuvième bénédiction de la ‘Amida est une supplique pour que l’année soit porteuse de bénédictions dans nos affaires et notre subsistance. Le principal facteur de l’abondance matérielle étant la pluie, nos Sages ont décrété que si on oublie de demander la pluie dans la prière, on n’est pas acquitté et doit recommencer sa ‘Amida. Ce n’est valable qu’en hiver où la terre a besoin de pluie. En été, au contraire, la pluie détériore les récoltes et représente un signe de malédiction pour le monde: dans ce cas, on devra aussi recommencer sa ‘Amida en cas d’erreur.

Dans les paragraphes qui suivent, nous allons détailler les règles relatives à celui qui demande la pluie en été par erreur, ou qui oublie de le faire en hiver.

Il est à noter que l’usage des Ashkénazes est de commencer en toutes saisons ce passage par “Barekh ’alénou”, et d’ajouter en hiver les mots: “vétèn tal oumatar livrakha”. Par contre, l’habitude des Séfarades est de réciter “Barkhénou” en été, et “Barekh ’alénou” en hiver, passage qui contient la prière pour la pluie. Cette coutume a ses sources dans la Kabbalah. Les lois qui suivent sont énoncées selon la version séfarade.

7. On a déjà mentionné que celui qui a dit “Barekh ’alénou” par erreur en été doit se reprendre. Ainsi, tant qu’on n’a pas achevé la ‘Amida, on doit reprendre depuis la bénédiction ou l’on s’est trompé, en l’occurrence, depuis “Barkhénou”. Si on a achevé la ‘Amida, on doit la reprendre intégralement. Nous allons voir cette règle plus en détails dans le paragraphe suivant.

8. a. Si on a commencé “Barekh ’alénou A-donaï élohénou èt hachanna hazote” et qu’on remarque là son erreur, on enchaine “ou varkhénou békhol ma’assé yadénou etc."

(sans reprendre “Barkhénou A-donaï élohénou”, afin de ne pas mentionner le nom de Dieu une seconde fois sans nécessité).

b. Si on ne réalise son erreur que plus loin, mais avant d’avoir conclu la bénédiction de “Barekh ’alénou”, on reprend “Barkhénou ect”. Il est cependant recommandé de marquer une légère pause (de deux secondes et demi) avant de commencer “Barkhénou”, afin que le passage que l’on reprend soit distinct de celui récité par erreur.c. Si on a déjà dit “Baroukh atta A-donaï” mais pas encore conclu “mévarekh hachanime”, on dit “lamdéni ’houkékha” afin de réciter un verset et ne pas mentionner le nom de Dieu en vain. Puis, on reprend la bénédiction de “Barkhénou”.

d. Si on se rend compte de l’oubli après avoir conclu “mévarekh hachanime” ou dans les bénédictions qui suivent (tant qu’on n’a pas achevé la ‘Amida), on reprend depuis “Barkhénou” et on poursuit les autres bénédictions dans l’ordre (on devra ajouter dans la confession de ce jour-là, la faute d’avoir prononcé le nom de Dieu en vain).

e. Cependant, si on a achevé le dernier “yihyou lératsone” (et qu’on n’a pas l’habitude d’ajouter des supplications) même si on n’a pas encore reculé, on considère qu’on a achevé sa ‘Amida et on devra la reprendre depuis le début, c’est-à-dire depuis “A-donaï séfataï tifta’h”. Si, toutefois, on a l’habitude de rajouter des supplications après le dernier “yihyou lératsone”, on considère que la ‘Amidan’est pas terminée tant qu’on n’aura pas conclu ses supplications personnelles par le verset “yihyou lératsone” et on reprendra depuis “Barkhénou”.

9. Celui qui ne se rappelle plus s’il a dit “Barkhénou” ou “Barekh ’alénou” doit reprendre sa ‘Amida intégralement, si on est dans les trente jours qui suivent le début de la récitation de “Barkhénou”, car on présume qu’il a dit machinalement “Barekh ’alénou”. Après ces trente jours, on ne doit pas se reprendre, car l’habitude est censée avoir été acquise. Les personnes avisées prendront soin de répéter 90 fois: “Rofé ’holé ’amo Yisraël. Barkhénou”, pour s’habituer à réciter ce passage correctement et ne pas avoir à recommencer sa ‘Amida en cas de doute.

10. Celui qui par erreur a récité “Barekh ’alénou” au lieu de “Barkhénou” entre “Chémini ’Atséret” et le 7 ‘Hechvane ne recommence pas car c’est déjà le temps des pluies, qui ne représentent plus un mauvais signe. [La même règle s’applique en dehors Israël pour la période entre “Chémini ’Atséret” et le 5-6 décembre: si on dit “Barekh ’alénou” par erreur, on ne doit pas se reprendre]. Si toutefois on veut se montrer plus strict, on peut recommencer la ‘Amidasous condition en postulant: "Si je suis tenu de prier à nouveau, que je sois acquitté par cette nouvelle prière. Sinon, que cette prière soit considérée comme une offrande volontaire".

11. En Israël, on commence à dire “Barekh ’alénou” pour demander la pluie à partir de la veille du 7 ‘Hechvane et jusqu’au premier jour de Péssa’h. Bien qu’on commence à dire “machiv haroua’h oumoride haguéchème” dès la prière de Moussaf de “Chémini ’Atséret”, nos Sages ont institué de ne commencer à réclamer la pluie que quinze jours après la fête, afin de permettre aux pèlerins de rentrer chez eux dans des conditions climatiques favorables. Ces quinze jours sont le délai qui était nécessaire au pèlerin quittant Jérusalem (considérant les moyens matériels de l’époque) pour atteindre la communauté juive la plus lointaine, située au bord de l’Euphrate à la frontière babylonienne. L’usage de monter en pèlerinage perdura même après la destruction du Temple, c’est pourquoi l’usage d’attendre quinze jours avant de commencer à prier pour la pluie fut maintenu.

12. La date du 7 ‘Hechvane est valable pour la Terre d’Israël qui est un pays dont les besoins en eau sont importants. (C’est aussi valable pour les lieux dont le climat est proche de celui d’Israël, comme certaines régions limitrophes, ou encore l’île de Djerba). En dehors d’Israël, comme en Babylonie, en Egypte ou autres pays qui n’ont pas besoin d’autant de pluies, on ne récite le “Barekh ’alénou” que plus tard, à partir du soixantième jour après la tékoufa de Tichri (cf. supra chapitre 47 pour la définition de la tékoufa), autrement dit la nuit du 4 au 5 décembre. Lorsque l’année qui suit est bissextile, on commence à réciter “Barekh ’alénou” la nuit du 5 au 6 décembre.

13. Celui qui, par erreur, a dit “Barkhénou” au lieu de “Barekh ’alénou”, doit se reprendre. Cependant, la règle à suivre n’est pas identique à celui qui a dit “Barekh ’alénou” en été, car il s’agit ici non pas de corriger une erreur, mais de mentionner la demande de pluie qu’il a omise. Ainsi, on pourra intercaler cette demande dans d’autres passages de la ‘Amida, comme nous allons le voir:

a. Si on a juste dit les mots “Barkhénou A-donaï élohénou” et qu’on se rende compte de son erreur, on enchaine: “ouvarekh ’alénou èt hachanna hazote” (et non “Barekh ’alénou A-donaï élohénou”) afin d’en faire une seule phrase et éviter ainsi de répéter le Nom de Dieu une seconde fois.

b. Si on se rend compte de son erreur au milieu de la bénédiction, on reprend “Barekh ’alénou”. Si on a commencé à conclure la bénédiction par “baroukh atta A-donaï”, on dira: “lammédéni ’houqèkha”, avant de reprendre “Barekh ’alénou”.

c. Si on a déjà conclu la bénédiction (mais pas encore entamé le passage suivant), on ne se reprend pas, mais on intercalera: “vétèn tal oumatar livrakha”. Ensuite, on poursuit la ‘Amida normalement.

d. Si on a déjà commencé le passage suivant, on continue jusqu’à “Chéma’ qolénou”, et après les mots “’honnénou va’anénou ouchma’ téfillaténou”, on ajoutera: “vétèn tal oumatar livrakha”. Puis, on poursuit “ki atta choméa’ etc.”.

e. Si on a prononcé “baroukh atta A-donaï” du “Chéma’ qolénou”, on dit là aussi: “lammédéni ’houqèkha”, avant de dire “vétèn tal oumatar livrakha”, puis, on reprend “ki atta choméa’ etc.”.

f. Si on a déjà conclu la bénédiction de “Chéma’ qolénou”, on dira “vétèn tal oumatar livrakha” avant de commencer “Rétsé”.g. Si on a déjà commencé “Rétsé”, on doit reprendre toutes les bénédictions depuis “Barekh ’alénou”.

h. Si on a déjà conclu le dernier “yihyou lératsone” (et qu’on n’a pas l’habitude de réciter des supplications), bien que n’ayant pas encore reculé, on est considéré avoir achevé sa prière, et on doit reprendre la ‘Amida à son début, depuis “A-donaï séfataï tifta’h”. Si par contre on a l’habitude de dire des supplications après “yihyou lératsone”, on est considéré comme étant au milieu de sa prière. Ce ne sera qu’après avoir conclu les supplications par un autre “yihyou lératsone”, qu’on devra reprendre la ‘Amida depuis le début.

14. L’officiant qui s’est trompé dans sa ‘Amida à voix basse, et qui est déjà arrivé à “Rétsé” ne se reprend pas s’il craint de retarder les fidèles. Il sera acquitté par la répétition de la ‘Amida qu’il fera à voix haute. Cependant, selon notre maître le” Richone létsiyone Rav ‘Ovadia Yossef, ce ne sera que dans le cas où il a terminé entièrement sa ‘Amida qu’il ne devra pas se reprendre.

15. Celui qui ne sait plus s’il a dit “Barkhénou” ou “Barekh ’alénou” et qui est dans les trente jours qui suivent le début de la récitation de “Barekh ’alénou”, doit recommencer, car il est présumé avoir dit “Barkhénou” par habitude. Ces trente jours passés, on ne se reprend plus, car il y a présomption d’avoir dit au contraire “Barekh ’alénou”. Toute personne avisée prendra soin de répéter 90 fois: “Rofé ’holé ’amo Yisraèl. Barekh ’alénou”, pour s’habituer à réciter ce passage correctement et ne pas avoir à recommencer sa ‘Amida en cas de doute.

> Un habitant d’Israël qui voyage en diaspora après le 7 ’Hechvane” ou le contraire.

16. Un habitant d’Israël qui a voyagé en diaspora avant le 7 ‘Hechvane et qui a l’intention de rentrer en Israël dans le courant de l’année, ou encore si sa femme et ses enfants sont restés en Israël, doit, selon certains, réciter “Barekh ’alénou” dès le 7 ‘Hechvane comme les Israéliens. D’autres pensent qu’il doit suivre l’habitude du lieu où il se trouve et ne demander la pluie qu’au soixantième jour après la tékoufa de Tichri, comme les habitants de la diaspora. En pratique, il convient de réciter “Barkhénou” comme les habitants de la diaspora, mais ajouter “vétèn tal oumatar livrakha” dans la bénédiction de “Choméa’ téfila”.

17. Cependant, s’il se trouve encore en Israël le 7 ‘Hechvane et qu’il a donc commencé à mentionner “Barekh ’alénou”, il continuera à le réciter même en dehors d’Israël dans le cas où il a l’intention de rentrer dans l’année, bien que les habitants de la diaspora ne le disent pas encore. S’il est appelé à être officiant durant ce séjour, il doit réciter “Barekh ’alénou” dans sa ‘Amida dite à voix basse, mais dira “Barkhénou” lors de la répétition à voix haute. S’il déménage avec sa famille en dehors d’Israël pour une période prolongée, il est considéré comme résidant de la diaspora à part entière et cessera de dire “Barekh ’alénou” dès qu’il atteint sa destination.

18. Un touriste qui vient pour un séjour temporaire en Israël doit dire “Barekh ’alénou” dès le 7 ‘Hechvane tout le temps de son séjour, comme la coutume le veut en Israël. [Une fois retourné en diaspora, il récitera de nouveau “Barkhénou” jusqu’au 4-5 décembre. Cependant, il est bon de mentionner “vétèn tal oumatar livrakha” dans la bénédiction de “Choméa’ téfila”.]

> Les lois de « Ya’alé véyavo »

19. Les sages ont institué de réciter “Ya’alé véyavo” dans la bénédiction de “Rétsé”, les jours de “’Hol hammoèd” et de Roch ’Hodèche. Celui qui a omis de le mentionner n’est pas quitte et doit reprendre la prière (excepté pour ‘Arvit de Roch ’Hodèche, comme nous allons le voir).

Comment se reprendre?

20. Le principe général est le suivant: si on se rend compte de son erreur avant de commencer la bénédiction de “Modime”, on doit juste intercaler là-bas “Ya’alé véyavo”. Par contre, si on a commencé la bénédiction de “Modime”, on doit reprendre depuis le début de “Rétsé”. Si on a déjà terminé la ‘Amida, on doit la recommencer entièrement. Nous allons à présent entrer dans le détail des lois.

21. a. Celui qui a oublié de dire “Ya’alé véyavo” et se rend compte de son oubli après avoir dit “baroukh atta A-donaï” (mais avant d’avoir conclu “hamma’hazir chékhinato létsiyone”), doit dire “lammédéni ’houqèkha” afin de réciter un verset (et ne pas avoir prononcé inutilement le nom de Dieu). Puis, il reprendra ensuite “Élohénou vélohé avoténou ya’alé véyavo etc.”.

b. Si on a déjà conclu “hamma’hazir chékhinato létsiyone” et qu’on se rend compte de son erreur avant de commencer “Modime”, on est considéré comme n’ayant pas terminé la bénédiction de “Rétsé” et on peut donc intercaler “Ya’alé véyavo” entre les deux bénédictions. On veillera à ne pas répéter à la suite “véata béra’hamékha harabbime” mais on poursuivra directement “Modime”.

c. Si on a déjà entamé la bénédiction de “Modime”, même en prononçant seulement ce mot, on doit reprendre depuis le début de “Rétsé”. De même, si on se rend compte de son erreur dans “Sime chalome “ou “Élohaï nétsor”, on reprend à “Rétsé”.

d. Si on a déjà achevé le dernier “yihyou lératsone” (et qu’on n’a pas l’habitude d’ajouter des supplications), même si on n’a pas encore reculé, on est considéré comme ayant terminé sa prière et on doit recommencer depuis le début de la ‘Amida, à partir de “A-donaï séfataï tifta’h”. Si on a l’habitude de dire des supplications après “yihyou lératsone”, on reprend à “Rétsé “tant qu’on n’a pas achevé les supplications par un dernier “yihyou lératsone”. Après cela, on doit reprendre au début de la ‘Amida, même si on n’a pas encore reculé.

22. En cas de doute quant à la récitation de “Ya’alé véyavo”, on doit également se reprendre, selon les règles que l’on vient d’exposer. Même si on a déjà achevé la ‘Amida, on doit la recommencer depuis le début. (Il sera préférable dans ce cas de le faire sous condition, cf. infra paragraphe 10).

23. Toutes les règles de “Ya’alé véyavo” s’appliquent de la même manière aux hommes comme aux femmes. Une femme qui a mentionné “Ya’alé véyavo” dans la prière du matin mais a oublié de le dire à Min’ha, devra recommencer sa prière. Bien que d’après la loi stricte une femme n’est tenue de prier qu’une seule fois par jour et qu’elle s’en est déjà exemptée le matin, comme elle a décidé de prier Min’ha toutes les règles relatives à cette prière s’appliquent. (Il sera préférable dans ce cas de le faire sous condition, cf. infra paragraphe 10).

24. Un officiant qui a oublié de dire “Ya’alé véyavo” dans sa ‘Amida personnelle ne doit pas se reprendre si cela risque de retarder les fidèles ; il continuera sa ‘Amida normalement et sera acquitté par la répétition qu’il fera à voix haute. Notre maître le” Richone létsiyone Rav ‘Ovadia Yossef pense toutefois que l’officiant ne pourra s’appuyer sur la répétition que s’il se rend compte de son oubli à la fin de sa ‘Amida. Si l’officiant n’a pas oublié de dire “Ya’alé véyavo” dans sa ‘Amida personnelle mais l’oublie lors de la répétition, tant qu’il n’a pas achevé la répétition, il doit reprendre à “Rétsé”. S’il a achevé la répétition, il ne recommence pas.

25. Si on a omis de réciter “Ya’alé véyavo” lors de ‘Arvit de Roch ’Hodèche, on ne recommence pas. La raison est la suivante: lorsqu’on fixait Roch ’Hodèche d’après la déposition des témoins, la cérémonie de la sanctification n’avait lieu que le jour. Au moment de la prière de ‘Arvit, le mois n’était donc pas encore sanctifié. C’est pourquoi, celui qui a oublié de réciter “Ya’alé véyavo” dans la prière de ‘Arvit et a prononcé “baroukh atta A-donaï” (de “hamma’hazir chékhinato létsiyone”) ne se reprend pas, ayant déjà prononcé le nom de Dieu. On n’intercalera pas non plus le “Ya’alé véyavo” entre les deux bénédictions. (Il n’y a aucune différence à ce niveau entre le premier et le deuxième soir dans le cas où il y a deux jours de Roch ’Hodèche).

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