Mikvé (immersion rituelle) des ustensiles

1. Celui qui achète un ustensile de cuisine en métal ou en verre fabriqué par des non-juifs (comme la quasi-totalité de la production hors d’Israël), doit le tremper dans une source d’eau vive, dans la mer ou dans un miqvé (bain rituel). Il faut prendre garde au fait que la plupart des miqvé réservés aux hommes ne sont pas valables pour l’immersion rituelle des ustensiles.

2. Un ustensile en bois, en argile ou en plastique ne nécessite pas d’immersion rituelle. Cependant les ustensiles en porcelaine sont aujourd’hui recouverts d’une fine couche de verre et doivent être trempés. On le fera toutefois sans bénédiction.

3. Il faut immerger la totalité de l’ustensile en une seule fois, sans que la moindre partie ne reste hors de l’eau. Si on a trempé alternativement les deux moitiés de l’ustensile, l’immersion n’est pas valable et il faut la recommencer.

4. En immergeant l’ustensile, on doit le tenir sans exercer de pression, de telle sorte que l’eau atteigne aussi la partie de l’ustensile en contact avec la main. Cependant, on pourra tenir l’ustensile fermement dans le cas où on a trempé sa main dans l’eau du miqvé avant l’immersion.

5. On ne peut pas envoyer un enfant mineur (un garçon avant la “Bar-mitsva” et une fille avant la “Bat-mitsva”) faire l’immersion des ustensiles, car on ne peut se fier à eux dans ce domaine.

6. Avant d’effectuer l’immersion des ustensiles, on récite la bénédiction suivante: “Baroukh […] vétsivanou ’al tévilate kélime” (Béni Tu es Hachem […] qui nous as sanctifiés par Ses commandements et prescrit l’immersion des ustensiles). Si on trempe un seul ustensile, on conclura: “’al tévilate kéli” (l’immersion de l’ustensile). Si on s’est trompé dans la conclusion de la bénédiction, on est quitte dans tous les cas. 

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