Min’ha de chabbat & Séoudat chélichit

> Min’ha de chabbat

1. Avant l’ouverture de l’Arche sainte lors du Min’ha” de chabbat, on récite le verset “Vaani Téfillati etc.” (Ma prière s’élève vers Toi etc.), comme le rapporte le “Midrache” sur ces versets: "Ceux qui sont assis aux portes déblatèrent contre moi, les buveurs de liqueurs fortes me chansonnent. Toutefois, ma prière s’élève vers Toi, ô Eternel, au moment propice". Le roi David s’adressa à Dieu en disant: "Maître du monde! Les nations boivent jusqu’à se soûler, puis se réunissent et chantent sans évoquer Ton nom. Mais moi, bien que j’ai bu et mangé, je viens ensuite prier devant Toi. Je Te supplie de pardonner au monde en cet instant de miséricorde".

2. La Kabbalah surnomme l’heure de la prière de Min’ha du “chabbat ’idane ra’ava déra’avine”, c’est-à-dire un moment de miséricorde suprême (à l’inverse des jours de la semaine, où à cet instant prédomine la rigueur divine), qui se manifeste en particulier lors de l’ouverture de l’Arche sainte. C’est pourquoi notre maître le “Ben Ich Haï” a institué une prière particulière à lire ce moment, qui est imprimée dans notre siddour.

3. Après la répétition de la ‘Amida par l’officiant, on dit “Tsidqatekha”. Cependant, toutes les occasions qui exemptent de dire le Ta’hanoune en semaine, exemptent aussi de dire “Tsidqatekha” le chabbat ; on enchainera alors directement sur le qaddiche. Certains disent auparavant “Yéhi chèm Hachem mévorakh etc.” (Que le nom de Dieu soit béni etc.).

> Le troisième repas (sé’ouda chélichite)

4. Il faut veiller à accomplir le troisième repas de chabbat, qui est obligatoire au même titre que les premier et second repas. Si on manque d’appétit, on peut accomplir ce repas en mangeant seulement un cabbétsa de pain (54 cm3). Si même cela est difficile, on mangera un kazaïte d’aliments mézonote, ou tout au moins de la viande, du poisson ou des fruits. Si on ne peut rien avaler du tout, on n’a pas l’obligation de se faire souffrir pour prendre ce repas. Mais l’homme prévoyant prendra ses dispositions et ne s’emplira pas la panse lors du second repas, afin de pouvoir effectuer le troisième repas convenablement, car c’est une précieuse mitsva par le mérite de laquelle nous serons épargnés de la guerre de “Gog” et “Magog”.

5. Les hommes comme les femmes sont soumis à l’obligation de faire le troisième repas avec du pain. On dressera une belle table en l’honneur du chabbat, de la même façon que pour les premier et second repas. Il faut faire la bénédiction de motsi sur deux pains (selon le Ari zal, sur douze pains). Lorsqu’à la sortie du chabbat commence un jour de fête, il faut aussi effectuer ce troisième repas, mais en le prenant le plus tôt possible.

6. L’horaire du troisième repas débute dès que l’on peut prier Min’ha, c’est-à-dire une demi-heure après la mi-journée. Si on a pris ce repas avant cet horaire, on n’est pas acquitté. À priori, il faut le prendre après avoir prié Min’ha”, le Zohar insistant grandement sur ce point. Si toutefois par erreur on a pris ce repas avant d’avoir prié Min’ha” et qu’il nous est difficile de manger à nouveau, on est acquitté à posteriori. Dans le cas où on ne trouve un minyane pour Min’ha que tardivement, de manière à n’avoir pas le temps ensuite de prendre le troisième repas avant le coucher du soleil, il est préférable de le prendre avant la prière (il faudra alors demander à une autre personne de nous rappeler de prier) pour prier ensuite avec le minyane, plutôt que de prier seul pour manger après Min’ha”.

7. Avant le repas, il est conseillé de dire “Atkinou etc.” (retranscrit dans notre siddour). Durant le repas, il est bon de faire la bénédiction sur deux bouquets de myrte avant d’en respirer l’odeur, puis dire: “Chamor etc.” (les commandements de se souvenir et d’observer le chabbat ont été énoncés en même temps).

8. Même s’il n’y a pas de kiddouch institué pour le troisième repas, c’est une mitsva de boire du vin. Il est bon d’y consommer du poisson ; certains ont l’habitude de pré

9. Après le repas, il est bien de dire: “Ichlimou etc.” (Ainsi s’achèvent les repas de la Foi parfaite, de la sainte descendance du peuple d’Israël), annonçant la fin des repas pris le jour même du chabbat. Ce passage est rapporté dans notre siddour

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