Ouva létsiyone et fin de la prière.

> Ouva létsiyone et fin de la prière.

1. Avant de commencer “Achré yochevé vétékha”, il est bon de palper ses Téfilines du bras et de la tête, et de les embrasser.

2. Rabbi Yéhochoua témoigna: depuis que la destruction du Temple, chaque jour apporte sa malédiction. Et Rava d’ajouter: chaque jour amène une malédiction plus grande que le précèdent, comme il est dit: "Le matin tu diras: Qui pourra ramener la nuit dernière ; et la nuit tu diras: Qui pourra ramener le matin" (Deutéronome 28,67). Sur quoi le monde tient-il donc? Sur la “kedoucha déssidra”, et sur le “Amen, yéhé chéméh rabba “récité après une étude publique. La “kedoucha déssidra” est la kedoucha que l’on dit dans la section de “Ouva létsiyone. C’est pourquoi il faut veiller à la réciter avec ferveur.

3. Il est interdit de quitter la synagogue avant d’avoir répondu à la “kedoucha déssidra”.

4. Les fidèles doivent s’asseoir durant la “kedoucha déssidra”. A priori, il faut répondre cette “kedoucha “avec le reste de l’assemblée. Cependant, si on n’y parvient pas, on peut la réciter seul, comme une simple lecture des versets des prophètes avec leur traduction araméenne. Il sera préférable dans ce cas, de lire les versets avec leurs Té’amime.

5. En introduisant le cantique du jour par la phrase: “Hayyome yome etc.” (Aujourd’hui, [nous sommes] tel jour de la semaine), on pense à s’acquitter du précepte de la Torah de se souvenir du jour de chabbat, qui consiste selon nos Sages à compter les jours de la semaine à partir du chabbat.

6. Les qaddiches précédant “Qavé” et “’Alénou léchabbéa’h” font partie intégrante de la prière, ils doivent donc être récités par des hommes majeurs. C’est pourquoi, s’il n’y a pas d’endeuillé majeur, ou si l’endeuillé ne sait pas réciter correctement le qaddiche, ou encore s’il s’agit d’une personne qui transgresse le chabbat en public, l’officiant ou un autre homme adulte devra réciter le qaddiche avec lui afin d’acquitter l’assemblée.7. “Ène kélohénou” est une merveilleuse louange à Dieu qui renferme un sens ésotérique profond. Ce passage doit être récité posément et avec concentration. À sa suite, on lit avec ferveur le “Pitoume haketoret” en tachant d’en comprendre le sens. L’importance de ce passage est notoire.

8. Il est bon d’exposer deux courtes “halakhot” avant la lecture du “Tana dévé éliyahou”, car cette étude permet de mériter le monde futur. Il faut cependant veiller à ne pas peser sur les fidèles, et les amener à quitter la synagogue avant la fin de l’office. Certains ont l’habitude d’exposer les “halakhot” après “’Alénou léchabbéa’h” et de conclure par le “qaddiche ’al Yisraèl”. Dans tous les cas, on agira avec perspicacité, afin de donner des mérites à la communauté de manière agréable.

9. Le qaddiche qui précède “’Alénou léchabbéa’h” est appelé qaddiche de l’endeuillé". Toute personne qui a perdu son père ou sa mère est tenue de le dire, durant l’année suivant le décès de ses parents, ainsi qu’à la date d’anniversaire de leur décès les années suivantes. L’habitude est de commencer la récitation de ce qaddiche depuis la veille du chabbat précédant cette date. Ce “qaddiche “est bénéfique pour le défunt, car il le sauve de l’enfer et le fait pénétrer au paradis ou il pourra s’élever de niveau en niveau.

10. Tout endeuillé peut poursuivre la récitation de ce qaddiche même après que douze mois se soient écoulés depuis le décès. En effet, même si le défunt se trouve au paradis, il mérite d’accéder à des niveaux plus élevés. Cependant, dans le cas où il y a déjà d’autres endeuillés qui récitent ce qaddiche, il convient de s’en abstenir, afin de ne pas troubler l’assemblée par un grand nombre de personnes récitant le qaddiche. Par contre, s’il n’y a pas d’autre endeuillé, c’est un mérite de le réciter et d’en faire bénéficier la communauté. Dans le cas où il n’y a pas d’endeuillé ou que le seul endeuillé présent n’est pas “bar-mitsva”, c’est l’officiant qui dira ce qaddiche.

>> L’importance du qaddiche

On rapporte l’histoire de Rabbi ’Aqiva qui, étant isolé dans un désert afin de réviser son étude, rencontra un homme dénudé et noir comme du charbon, courant comme un coursier, et portant une charge de bois sur son épaule. Rabbi ’Aqiva le somma de s’arrêter, et l’autre s’exécuta. L’homme lui dit alors: "Je suis déjà mort. Les anges malfaisants qui sont responsables de moi m’obligent chaque jour à couper du bois, puis me brûlent avec, pour me punir d’avoir transgressé tous les commandements de la Torah". Rabbi ’Aqiva lui demanda s’il existait un remède à ses maux. L’homme lui répondit que si son fils récitait le qaddiche et Barékhou, il serait épargné de ce supplice. Rabbi ’Aqiva s’enquit de son nom et de sa ville natale et partit à la recherche du fils, lequel était encore incirconcis. Rabbi ’Aqiva circoncît le fils et commença à lui apprendre la Torah, mais ce dernier ne parvenait pas à suivre. Rabbi ’Aqiva jeûna alors durant quarante jours en implorant l’aide du Ciel et une voix céleste lui fit savoir que sa demande avait été acceptée. Rabbi ’Aqiva enseigna de nouveau au fils la Torah, le Chéma, la prière, le Birkat hamazone, et le fils put alors réciter le qaddiche devant une assemblée. Au même instant, le père défunt fut sauvé des affres de l’enfer. Ce dernier vint en rêve à Rabbi ’Aqiva et lui dit: "Mon maître! Que ton âme repose au paradis comme la mienne s’y trouve, puisque tu m’as sauvé de l’enfer". Et Rabbi ’Haïm Vital ajoute dans le "cha’ar hakavanote" au nom du Ari zal , que le qaddiche est récité non seulement pour être sauvé de l’enfer, mais aussi pour progresser de niveau au paradis.

11. Lorsque plusieurs personnes récitent le qaddiche ensemble, elles doivent veiller à le prononcer à l’unisson. Il est recommandé que seul l’une d’entre elles récite le qaddiche à haute voix et que les autres l’accompagnent à voix basse.

12. On doit réciter le passage de “’Alénou léchabbéa’h” debout et avec une grande ferveur puisqu’il s’agit d’une louange merveilleuse et sublime, qui contribue à l’acceptation de la prière. Il faut le lire avec crainte et enthousiasme puisque le Saint Béni soit-Il, Sa cour et tous les êtres célestes proclament en l’entendant: "Heureux le peuple qui jouit d’un tel sort! Heureux le peuple qui reconnaît Hachem comme son Dieu!" C’est Yéhochoua’ qui a composé cette glorification lorsqu’il conquit la ville de Jéricho. Les deux paragraphes de “’Alénou léchabbéa’h” et de “’Al kène néqavé lékha” débutent par la lettre “’Ayin” et se terminent par la lettre “Dalète”, formant le mot “’èd” (témoin): ces passages sont les deux témoins de notre prière. Notre maître le Ari zal a fortement recommandé de ne pas retirer les Téfilines avant la fin de “’Alénou léchabbéa’h”.

13. Après “’Alénou léchabbéa’h”, il est bon de dire le verset (Exode 15,26): “Vayomère im chamoa’ etc.” (Il dit: Si tu écoutes avec attention la voix de Hachem ton Dieu etc.). De même, il est recommandé de réciter les treize articles de foi afin de renforcer sa croyance en Dieu. On mentionnera aussi chaque jour les dix évènements dont on est tenu de se rappeler, car par cela, on accomplit plusieurs commandements positifs de la Torah. Il faudra lire ce texte avec concentration.

14. Il ne faut pas sortir de la synagogue en tournant le dos à l’Arche sainte. Il convient de se tenir devant la porte de sortie, face à l’Arche, et dire: "Éternel! Dirige-moi dans Ta justice à cause de mes adversaires, rends Ton chemin uni devant moi" (Psaumes 5,9). Puis, on se prosterne et on sort à reculons.

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