Règles relatives aux Téfilines (phylactères)

>> Mise en balance entre le salaire de la mitsva et la pénalisation

1. La mitsva des Téfilines est de haute importance et n’a pas son équivalent dans toutes les mitsvot de la Torah. Cette mitsva a été comparée à la Torah toute entière comme le dit le verset "Ce sera un signe sur ta main […] afin que la Torah de Dieu soit dans ta bouche" (Exode 13,9). Tout celui qui prend soin d’accomplir cette mitsva verra ses jours rallongés. Nos Sages ont encore dit: celui qui se pare des Téfilines, s’enveloppe du Talit et procède ainsi à la lecture du Chéma’ et à la prière, est assuré d’avoir une place au monde futur. De plus, il est épargné des affres de l’enfer et toutes ses fautes sont pardonnées.2. A l’opposé, celui qui ne met pas des Téfilines appartient à la catégorie de ceux du peuple juif qui "fautent avec leur corps". Ainsi, même quelqu’un de "moyen", à l’égard duquel Dieu se montre en général clément, si parmi ses fautes se trouve celle de ne pas mettre les Téfilines, l’accusation l’emportera et il ira en enfer ; et si ses fautes sont plus nombreuses que ses mérites, il sera condamné à l’enfer pour douze mois, pendant lesquels son corps sera détruit, son âme consumée, et ses cendres dispersées. En outre, il ne méritera pas de se lever lors de la résurrection des morts. (Tout ceci n’est bien sûr valable que si la personne ne s’est pas repentie. Si quelqu’un se repent et commence à mettre les Téfilines, son repentir efface tout).3. Tout celui qui ne met pas les Téfilines transgresse chaque jour huit commandements positifs de la Torah. En effet, chaque boîtier renferme quatre parachiyot (sections de la Torah), et il y a deux boîtiers, un pour le bras et un pour la tête. A l’inverse celui qui met les Téfilines mérite d’accomplir ces huit commandements positifs.

>> Que chacun prenne ce message à cœur

4. Etant donné la grandeur de la récompense de celui qui met les Téfilines, et à l’inverse de la pénalisation de celui qui la néglige, chacun doit veiller à acheter des Téfilines provenant d’un scribe expert diplômé, érudit en Torah et craignant Dieu. En effet, celui qui met des Téfilines défectueux, non seulement n’accomplit pas de mitsva, mais en plus récite à chaque fois la bénédiction en vain, ce qui est une faute très gRave. Et lorsqu’on recherche des Téfilines au prix le plus bas, la probabilité de recevoir des Téfilines non valables est élevée. Toute personne craignant Dieu doit prendre cela àêtements et objets personnels on veille à acheter le meilleur, à plus forte raison pour les objets de culte on ne lésinera pas sur les dépenses, et on se procurera une paire de qualité, même si le prix est plus élevé. On gardera également à l’esprit que l’on n’achète pas des Téfilines tous les jours, ni tous les ans, mais une fois pour de nombreuses années…

> Règles relatives aux Téfilines (phylactères)

1. Après s’être enveloppé du Talit, on pose les Téfilines. On ne met pas ses Téfilines avant de s’être préalablement enveloppé du Talit, en vertu du principe que l’"on progresse dans la sainteté". On commence donc par la sainteté qui est inférieure, en l’occurrence les tsitsit, pour s’élever ensuite vers une sainteté qui lui est supérieure, les Téfilines. En outre, selon les notions spirituelles auxquelles sont rattachés les tsitsit et les Téfilines tel que nous le révèle la Kabbalah, les tsitsit doivent précéder aux Téfilines. Nos maîtres ont allusionné cela dans le verset :  "Les tardifs (en hébreu: “ ’atoufime” qui signifie aussi enveloppés, faisant allusion au Talit dont on se revêt) étaient pour Lavan…" et seulement ensuite "…et les précoces (en hébreu “qéchourime”, qui signifie aussi noués, faisant allusion aux Téfilines que l’on attache) étaient pour Yaacov". En tout état de cause, si on n’a pas de Talit à sa disposition, on mettra les Téfilines seuls, puis on s’enveloppera du Talit dès que possible.

2. On ne doit pas laisser passer une mitsva ont enseigné nos Sages. Cela signifie que si l’opportunité d’accomplir une mitsva se présente on ne doit pas la laisser passer pour en accomplir une autre. C’est pourquoi il convient de prendre garde à ne pas déposer la sacoche des Téfilines au-dessus du Talit, car les Téfilines seraient alors premiers à portée de main, et lorsqu’on viendra prendre le Talit, on sera obligé de mettre de côté la mitsva de Téfilines. Mais par ailleurs, il est interdit de déposer le Talit sur les Téfilines, car la sainteté de ces derniers est supérieure. On devra donc les déposer côte à côte, ou bien placer les Téfilines au-dessus mais enfouis au fond du sac, de manière à saisir le Talit en premier. En tout état de cause, si à postériori on a saisi les Téfilines en premier, on les mettra de côté pour s’envelopper d’abord du Talit, puisque d’après la Kabbalah il faut toujours veiller à s’envelopper du Talit avant la mise des Téfilines.

3. Le moment à partir duquel on peut mettre les Téfilines le matin est lorsqu’il fait assez jour pour reconnaître une personne qui nous est vaguement familière à une distance de quatre coudées. En France, cela varie entre une heure et une heure et demie avant le lever du jour, selon la saison ; il faut consulter le calendrier.

4. La meilleure façon de procéder est de mettre les Téfilines chez soi à la maison, pour se rendre ainsi à la synagogue enveloppé du Talit et paré des Téfilines. Il convient de noter que si la rue est polluée de saletés ou qu’il y a des containers de poubelles ouverts, on a l’obligation de recouvrir ses Téfilines avec le Talit ou avec un chapeau.

5. Les Téfilines du bras doivent être placés sur le bras gauche, qui est le bras le plus faible. Un gaucher devra lui placer ses Téfilines sur son bras droit, puisque c’est son bras faible (le nœud du Téfilines du bras sera alors adapté pour le bras droit). Si un gaucher a mis les Téfilines sur son bras gauche, il n’est pas acquitté de la mitsva, pas même à postériori. Un ambidextre qui se sert de ses deux mains avec une égale habileté doit mettre les Téfilines sur son bras gauche. Quant à celui qui écrit de la main droite mais utilise sa main gauche pour tout le reste, ou l’inverse, l’écriture sera le facteur déterminant: la main avec laquelle il écrit est considérée comme la main dominante, et il met alors ses Téfilines sur le bras du côté opposé.

6. Le Téfilines du bras doit être attaché autour de l’avant-bras, posé sur le biceps. A priori, il faut veiller à le poser sur la moitié inférieure de l’avant-bras, du côté du coude. Il ne faut pas non plus l’attacher trop proche du coude, car il n’y a pas encore de muscle. (Ainsi, si on divise l’avant-bras en quatre parties, l’endroit convenable pour la mise des Téfilines est la deuxième partie en partant du bas, ce qui correspond environ à une distance de deux doigts à partir du coude). Si on a posé ne serait-ce que l’extrémité de la base du Téfilines (la Titora) hors du biceps, que ce soit du côté du coude ou de l’épaule, on n’a pas accompli la mitsva et la bénédiction aura été récitée en vain. On inclinera le boîtier sur le côté intérieur du muscle, de manière à ce qu’il soit placé face au cœur, pour accomplir le verset: « Et ses paroles seront (…) sur ton cœur » (Deutéronome 6,6).

7. On doit attacher le Téfilines sur son bras de manière à ce que le petit nœud (en forme de “youd”) soit situé sous le boîtier, proche du cœur. Il est bon aussi de veiller à cela même lorsque les Téfilines sont rangés dans leur sac. C’est la raison pour laquelle on a coutume de lier ce nœud au boîtier à l’aide du fil utilisé pour coudre le boîtier, ou avec un élastique. (De plus, en attachant le Téfilines sur le bras, il faut enrouler la lanière autour du boîîtier, il doit être disposé tel que la Ma’abarta (orifice où est insérée la lanière) soit du côté de l’épaule, et le boîtier lui-même du côté du bras.

8. Un gaucher qui n’a provisoirement à sa disposition que des Téfilines de droitier, ou inversement un droitier qui utilise les Téfilines d’un gaucher, devront enfiler le Téfilines à l’envers dans le bras. La Ma’abarta sera alors du côté du bras, et le boîtier du côté de l’épaule. De cette façon le “youd” sera maintenu toujours du côté cœur.

9. L’emplacement adéquat pour les Téfilines de la tête commence à partir de la racine des cheveux jusqu’à l’extrémité de la fontanelle. Le boîtier du Téfilines doit entièrement reposer à cet endroit, et s’il dépasse – ne serait-ce que très peu – sur le front, on n’a pas accompli la mitsva. L’erreur est répandue de penser qu’il suffise que l’extrémité du boîtier repose sur le cuir chevelu, même si la majeure partie du boîtier repose sur le front. De cette façon, n’a pas accompli du tout la mitsva des Téfilines, car tout le boîtier, y compris la base (Titora), doit reposer sur l’endroit convenable. Celui qui a des cheveux longs qui lui tombent sur le front devra bien localiser la racine de ses cheveux, afin que son Téfilines repose sur le cuir chevelu seulement. Il est préférable de poser le Téfilines un peu plus haut que l’extrémité de la racine des cheveux, pour qu’il reste toujours posé à un endroit convenable, même s’il venait à glisser. Tout le monde doit veiller à attirer l’attention sur cela à son prochain, afin qu’ils ne trébuchent pas dans ce domaine, et ne soient pas considérés comme ceux qui "fautent avec leur corps".10. Le nœud arrière du Téfilines de la tête doit être posé sur le haut de la nuque, là où les cheveux poussent. Il ne doit pas dépasser, même partiellement, sur le bas de la nuque. L’idéé au-dessus de la nuque, sur l’extrémité de l’os crânien, au-dessus du trou occipital.

11. Le boîtier du Téfilines de la tête doit reposer bien au milieu de la tête, entre les yeux. Il en sera de mêé à l’arrière sur la nuque.

12. Il convient de veiller à ce que la lanière du Téfilines qui entoure la tête soit bien ajustée et serrée autour de la tête. Ce, pour deux raisons: la première pour respecter l’injonction du verset: "Et vous les attacherez […] en tant que signe" – or ils ne sont attachés que s’ils sont bien serrés ; en second lieu, si la lanière est trop large, la base du boîtier (Titora) retombera sur le front, ou bien c’est le nœud qui tombera sur le bas de la nuque, et la mitsva ne sera pas accomplie. (Pour serrer la lanière autour de la tête, on l’écartera bien de part et d’autre, de manière à élargir le périmètre). Il convient également de ne pas prendre des Téfilines à boîtier trop grand, car il sera alors presqu’impossible de bien les serrer autour de la tête tout en les posant à l’endroit convenable. Il est bon d’avertir tout particulièrement à ce sujet ceux qui achètent des Téfilines pour des jeunes bar- mitsva.

13. Aucun objet ne doit faire séparation (“‘hatsitsa”) entre les Téfilines et le corps, pour les Téfilines du bras comme pour ceux de la tête.14. Il convient d’être strict et de retirer sa montre du bras sur lequel on va mettre les Téfilines (et la placer sur l’autre bras), pour ne pas qu’elle fasse une séparation entre les lanières et la peau. Le” Richone létsiyone Rav ’Ovadia Yossef est plus souple à ce propos.

15. Le principe est que si une mitsva se présente devant soi, on ne peut la laisser passer pour accomplir une autre. Par conséquent, on doit prendre garde à ne pas saisir le Téfilines de la tête avant d’avoir mis celui du bras, afin de ne pas être dans la nécessité de laisser passer cette mitsva. En tout état de cause, si par erreur on a saisi le Téfilines de la tête en premier, on le laissera de côté pour mettre celui du bras en premier, et ensuite seulement celui de la tête.

16. Les hommes pieux ont coutume d’embrasser les Téfilines avant de les mettre et après les avoir retirés, pour montrer par-là leur attachement à cette mitsva.

17. On récite la bénédiction sur le Téfilines du bras et on le pose tout en étant assis, puis on se lève pour mettre le Téfilines de la tête. Au moment de la pose du Téfilines du bras, il est bien de se recouvrir le bras du pan du Talit, afin que la mise des Téfilines du bras se fasse dans la discrétion. On veillera à le faire même si personne n’est présent, car cela a une signification selon la Kabbalah.

18. La bénédiction avant la mise des Téfilines se récite après avoir posé le boîtier sur le bras, avant de les attacher et les ajuster. En effet, c’est un principe concernant toutes les mitsvot, de réciter la bénédiction juste avant leur accomplissement, sans laisser de temps d’intervalle. Or l’accomplissement concret de la mitsva des Téfilines est l’action de les nouer autour du bras, on doit donc réciter la bénédiction après avoir posé le boîtier mais impérativement avant de le serrer.

19. Celui qui a mis les Téfilines, puis s’est souvenu qu’il a oublié de réciter la bénédiction, pourra la réciter tout le temps que les Téfilines sont encore sur lui. En effet, pour toute mitsva qui perdure, tel que le port du Talit ou des Téfilines, ou encore résider dans la “soucca”, on peut, en cas d’oubli, réciter la bénédiction tant qu’on est encore en train d’accomplir cette mitsva.

20. Après avoir ajusté la lanière, on l’enroule autour du boitier et du “youd”, puis on la fait passer autour du bras (selon la Kabbalah, il est préférable de ne faire aucun tour supplémentaire autour du biceps).

Puis on enroule la lanière à sept reprises autour du bras, de manière à former sept tours entiers, sans prendre en compte le demi-tour de lanière qui provient de l’avant-bras, ni le dernier qui se poursuit sur la main.

21. Après avoir posé le Téfilines du bras et effectué les tours de lanière, on rabat la manche de sa chemise pour le recouvrir. (Ce n’est pas considéré comme une interruption entre la mise des Téfilines du bras et de la tête, puisque selon la Kabbalah il y a nécessité à le faire. Notre maître le Richone létsiyone Rav ’Ovadia Yossef ne partage toutefois pas cet avis ; selon lui, on ne rabattra la manche qu’après avoir posé le Téfilines de la tête. En tout état de cause, on ne s’interrompra pas pour refermer le bouton de la manche). On se lève ensuite immédiatement pour mettre le Téfilines de la tête. Avant de le poser, on observe la lettre “chine” à quatre branches, puis celle à trois branches, qui sont sur les côtés du boîtier, chose qui une grande signification d’après la Kabbalah.

On embrassera aussi le boîtier, comme nous l’avons mentionné au paragraphe 16.

22. Immédiatement après avoir posé le Téfilines de la tête, toujours debout, on enroule la lanière autour du majeur, en faisant un premier tour sur la phalange médiane puis deux tours sur de la phalange inférieure, du côté de la main. Tout en effectuant ces tours, on doit récite les versets “Véérastikh li lé’olame etc.”.

23. Selon Marane l’auteur du Choul’hane ’Aroukh, il est bon que le Téfilines de la tête reste visible. Notre maître le “Ari “zal “pense quant à lui qu’il faut recouvrir le Téfilines de la tête avec le Talit. Puis notre maître Rabbi Maslia’h Mazouz de conclure: puisque selon le Choul’hane ’Aroukh il s’agit juste d’une “bonne pratique” de le laisser découverts, tandis que selon le “Ari zal il est nécessaire” de le recouvrir, on suivra ce dernier avis.

24. Il est interdit de s’interrompre entre la mise des Téfilines du bras et de la tête, même sans mot dire. A plus forte raison est-il interdit de faire un acte, comme donner de l’argent à son ami, ou même de la charité à un nécessiteux. Il est à fortiori interdit de parler, pas même pour répondre au qaddiche ou à la kedoucha. Si on s’est interrompu verbalement pour un sujet qui n’a pas de rapport avec les Téfilines, on doit réciter une autre bénédiction sur le Téfilines de la tête”: Baroukh […] vétsivanou ’al mitsvat Téfilines”, que l’on récitera après avoir posé le Téfilines sur la tête, avant de serrer la lanière. Si on s’est interrompu par un acte uniquement sans parler, ou que l’on a parlé en rapport avec les Téfilines, ou encore que l’on a répondu par erreur à un qaddiche ou à une kedoucha, dans tous ces cas on ne récitera pas de nouvelle bénédiction.

25. Il faut prendre garde de ne pas détacher un instant son esprit des Téfilines que l’on porte sur soi. On pourra le faire uniquement pendant la ‘Amida, ou lorsqu’on étudie la Torah. (Dans le “siddour Ich maslia’h”, nous avons à cet effet imprimé le mot Téfilines en en-tête de chaque page, en guise de rappel).

26. De manière générale, lorsqu’une personne accomplit une mitsva, elle doit le faire dans l’intention d’accomplir l’ordre de Dieu. En ce qui concerne la mitsva des Téfilines, il y a une intention supplémentaire, à savoir que l’on porte les quatre sections de la Torah qui mentionnent l’unicité du nom de Dieu et qui relate la sortie d’Egypte, sur le bras prèête au-dessus du cerveau, afin que soient gravés, dans son esprit et dans son cœur, les miracles et les prodiges que le Saint béni soit-Il a fait en notre faveur lors de la sortie d’Egypte. Ces derniers sont la preuve de Son unicité, et que la force et la royauté Lui appartiennent, aussi bien dans les mondes supérieurs que sur la Terre, et qu’Il agit partout selon Sa volonté. On pensera également à soumettre à Hachem son âésirs et plaisirs corporels. En gardant cela à l’esprit, on se souviendra de son Créateur béni soit-Il, et on se détachera des attirances de ce monde. Si on n’a pas pensé à tout cela, on est acquitté à postériori seulement de la mitsva les Téfilines. C’est pourquoi il est recommandé de réciter avant de mettre les Téfilines le passage “Léchème yi’houd” rapporté dans les siddourim, qui mentionne les intentions nécessaires.

27. Il est bon de lire chaque jour les quatre sections de la Torah contenues dans les Téfilines, tant que l’on porte les Téfilines sur soi. Il est recommandé de les lire dans l’ordre dans lequel elles sont écrites dans la Torah, c’est-à-dire “Qaddèche li”, “Véhaya ki yéviakha”, “Chéma’” et “Véhaya ime chamoa’”. Pour cela, on prendra soin de lire les deux premières sections (“Qaddèche li” et “Véhaya ki yéviakha”) avant la prière. Si on n’a pas le temps de le faire avant, on les lira après la prière, avant de retirer les Téfilines.

28. Celui dont les Téfilines sont tombées, même d’une hauteur peu élevée, devra tâcher de jeûner une journée pour réparer cette faute. Il est bon alors de s’engager au jeûne le jour même, dans la prière de Min’ha, afin de pouvoir jeûner le lendemain. Si le lendemain est un chabbat ou un jour de fête, on prendra sur soi le jeûne pendant la prière de Min’ha du chabbat, et on jeûnera le dimanche. De nos jours où les natures sont généralement faibles, si le jeûne lui est très difficile, ou si cela lui causera du relâchement dans son étude de la Torah, ou encore si c’est un salarié et que le jeûne diminuera l’efficacité de rendement de son travail, dans tous ces cas, il rachètera son jeûne par un don de charité aux pauvres, de l’équivalent du prix des repas de la journée, et il lui sera pardonné. Il convient de noter que si les Téfilines étaient à l’intérieur de leur pochette lorsqu’elles sont tombées, il suffira dans tous les cas de donner simplement une pièce à la “tsédaka”.

29. Si on voit des Téfilines tomber des mains de quelqu’un, on n’a pas besoin de jeûner. Il est tout de même bon de donner une pièce à la “tsédaka”.

>> Le peuple d’Israël s’adressa au Saint béni soit-Il en disant:

Maître du monde! Nous voudrions tellement être immergés dans Ta Torah jour et nuit, mais nous n’en avons pas le temps!

Le Saint béni soit-Il leur répondit: Accomplissez la mitsva des Téfilines, et Je vous considère comme si vous étiez plongés dans la Torah jour et nuit…

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